imagine (le) mile-end.

réimaginer notre ville / re-imagine our city

Nov 4
Turcot Mash-ups and Discussion!
Tonight, Spacing Montréal is putting on a get together to talk highways (more details here). Now that the elections are over, it is time to get back to work and make sure our governments don’t do too many stupid things.
So come out and see some highway mash-ups and talk Turcot!

Turcot Mash-ups and Discussion!

Tonight, Spacing Montréal is putting on a get together to talk highways (more details here). Now that the elections are over, it is time to get back to work and make sure our governments don’t do too many stupid things.

So come out and see some highway mash-ups and talk Turcot!


Nov 1

une journée dans le champ!

une journée dans le champ!

maia from green dream was present:

maia from green dream was present:

preparing the garden for next spring.

preparing the garden for next spring.

la relève!

la relève!

Maia from Green Dream should be posting her work from the day soon, so check out her blog.

:)


C’est aujourd’hui … Allez voter!! entre 10h et 20h.
It’s today!! … Go vote, between 10am-8pm. 
:)

C’est aujourd’hui … Allez voter!! entre 10h et 20h.

It’s today!! … Go vote, between 10am-8pm.

:)


Oct 31

Richard Bergeron (Projet Montréal)

Il y a trois ans et déjà en avance…


(Cette vidéo trouvée ici.)

Richard Bergeron (Projet Montréal)

Ok, je ne veux pas trop mettre de la propagande…mais, c’est bien quand même! Ce démontre très bien combien il faut un changement à Montréal, franchement.


(Version française ici.)

Nice video. I think Projet Montréal has really done a good job of being creative with getting their message out. Another sign that they get how the world is changing.

I find it impressive how educated the candidates with Projet Montréal are. I’d love to see some stats on which party has the most educated team…I could be wrong, but I have a feeling Projet Montréal would probably win by quite a bit.


(English version here.)

À propos, étant donné l’entrée de Fred hier.

J’aimerais voir des données sur les formations des candidats pour chaque parti. J’ai l’impression (p-e je me trompe) que les candidats de Projet Montréal sont plus eduqués.

Je trouve que les moyens de diffusion de Projet Montréal très bien…c’est une bonne idée ces vidéos.


Oct 30

Utopie Vs Pragmatisme?

StViateur01

StViateur01

Allez, les dés sont jetés!

Si la panique liée à la grippe A(Ahhh!) ne décime pas les rangs des électeurs d’ici dimanche, on peut estimer que les décisions sont prises dans les coeurs et les têtes des citoyens.


Je l’avoue à présent, moi je n’irai pas voter.


Pour quelles raisons? Pour cette raison:
Une carte de format crédit, où figure ma photo ainsi que mon adresse dans le Mile end, Montréal, Québec, Canada, porte le titre de Résident Permanent.


Dans une autre vie, française celle là, où je partageais l’hystérie parisienne avec quelques autres millions d’habitants, je me suis souvent posé cette question: Comment se fait il que mes voisins d’origine africaine, asiatique, américaine, qui payent tous leurs impôts et taxes à cette douce république des “droits des l’homme”, qui tiennent les petits commerces du quartier, lui offrant une vitalité exceptionnelle, qui lisent la presse au bar devant leur café-crème en parlant politique avec leur amis français “tricotés serrés”, comment se fait il que ceux la n’ont toujours pas leur mot à dire lorsqu’il s’agit de définir l’avenir de la ville où ils ont élu résidence, alors que d’autres, mieux nés semble t’il, ne prennent pas la chance de se déplacer durant une heure, une fois tous les 4 ou 5 ans, pour exprimer leur intérêt pour le futur de leur communauté?


Aujourd’hui, je suis de l’autre coté de la frontière. Je connaissais les lois avant de faire ce choix, en accepte les règles en attendant ma futur citoyenneté canadienne, et observe pourtant le jeux démocratique de ma nouvelle ville avec un immense intérêt.
C’est mon tour de nourrir l’espoir d’assister à un vote massif, à une réappropriation de la politique locale par les citoyens, et dieu sait si les raisons sont bonnes maintenant à Montréal de ne pas s’abstenir. C’est pourquoi je suggère à tout ceux qui ont le privilège de pouvoir s’exprimer dimanche de ne pas passer leur tour, de ne pas abandonner cette chance d’influencer l’avenir de leur ville. Une fois tous les 4 ans, allez, l’effort n’est pas si grand!

Un choix unique s’offre à vous: Pragmatisme ou Utopie.


Le pragmatisme vous conduira à considérer le statut quo comme le meilleurs des maux, quand bien même les voleurs ont pris les clefs du château, celui ci ne s’effondrera pas, du moins pas dans l’immédiat. Le pragmatisme flattera ce bon vieux cynisme qui nous condamne à nous choisir des chefs que nous ne respectons pas, que nous refuserions comme amis mais qui, “en bon père de famille”, sauront faire tourner la machine et nous corrigeront si nos rêves ou nos espoirs apparaissent soudainement un peu trop idéalistes. Le pragmatisme, enfin, suit une idéologie précise et ne perd pas de temps à s’imaginer de nouveaux possibles, il regarde sans cesse en arrière pour savoir ce qui peut ou ne peut pas fonctionner. Ce pragmatisme reconduira les même hommes ou femme à la tête de nos villes, provinces, états. Pas d’inquiétude pourtant, il est en oeuvre partout dans le monde, au Québec ou en France, en Chine comme en Russie, on ne change pas des équipes qui gagnent et s’enrichissent de nos désillusions citoyennes!
A grande échelle ce pragmatisme nous condamne à toujours plus de corruption puisque, soyons réalistes, il n’y a pas de vaccin contre ce virus, plus de rentabilité pour 5% de la population, plus de développement, plus d’automobiles, plus d’inégalité sociale, plus de pollution, plus de pauvreté, plus de conflits. Non pas que le pragmatisme soit mauvais par nature ou qu’il complote contre les peuples, il ne croit juste pas au changement, à l’évolution, à la progression. Ses représentants partent du principe que les choses sont ce qu’elles sont, qu’on ne peut rien y faire, que tout se résume à une lutte entre le fort et les faibles et que le résultat est couru d’avance. En regardant autour d’eux, tout les conforte dans cette idéologie, et surtout les 65% d’abstention aux dernières élections municipales…


Les pragmatiques font des histoires, mais jamais l’Histoire, ils n’auraient pas parié un cenne sur la révolution française, l’abrogation de l’esclavage, de la peine de mort, la victoire de la révolution douce québécoise, l’émancipation des femmes, le recul de l’influence religieuse au Québec, la prise de conscience écologiste, l’arrivée d’un président noir à la tête des états unis… Ils aiment célébrer ces grands changements, mais n’ont tout simplement pas les moyens intellectuels ou le courage de les anticiper avant qu’ils ne s’imposent à eux. Peut être ont ils convenu une fois ou deux que l’impossible devenait possible, en dessinant un échangeur autoroutier ultra complexe, un nouveau quartier des spectacles ou une tour de stade penchée. Mais ici s’arrête leur imagination… Ils vous dirons que la collusion est un phénomène intrinsèque à la gouvernance, vous parleront de verdissement plutôt que biodiversité, déploreront la gentrification mais ne se doteront pas des moyens de l’empêcher, limiteront la place de l’automobile en ville mais partiront en courant si vous leur proposer de fermer certains secteurs à la circulation. Ils voient en la démocratie participative une forme d’anarchie à endiguer, et estiment que les élus doivent gouverner plutôt que représenter la population qui leur à délégué le pouvoir décisionnel. Leur dogme s’appuie sur deux concepts, réalisme et rentabilité politique.  Le reste sera qualifié ou plutôt disqualifié d’utopie, ce qui leur évite, convenons en, toute prise de risque d’envergure.


Cette Utopie, beau néologisme inventé par Thomas More, reste une injure dans la bouche de beaucoup. Et aujourd’hui encore, politiciens et éditorialistes nous servent leur soupe réchauffée en recourant toutes les deux phrases à ce mot si délicieux.


J’ai du beaucoup voyager pour mon travail. Et mon travail consiste à aller voir ailleurs comment ça se passe, à aller observer l’état du monde et des espèces qui le peuplent. Il me reste tant à découvrir et à apprendre que je me garderai de faire la leçon, surtout en ma qualité de résident permanent d’origine française (…!), mais je peux témoigner d’une chose dont je suis à présent convaincu, les plus grandes réussites sont toujours issues d’utopies! Une simple lecture de manuels scolaires de secondaire vous le confirmera.
Sans cette utopie qui semble tant effrayer nos élites frileuses, je doute même qu’il me serait possible de rédiger ce texte dans ma langue maternelle pour un lectorat francophone minoritaire en Amérique du nord. Le pragmatisme voudrait que tout ce Québec soit rentré depuis longtemps dans le rang anglophone si on avait écouté la raison du plus fort à l’époque!

A postériori, combien de projets urbains totalement utopiques à l’époque de leur conception sont aujourd’hui cités en exemple par ces gens très sérieux?                          Venise bâtie sur une lagune, le Paris d’Haussmann, Amsterdam sillonnée de canaux, Tokyo reconstruite ex-nihilo en deux décennies, Manhattan et sa forêt de Skycrapers, Dubai surgit du désert, etc, etc… Le monde serait si plat si les pragmatiques étaient systématiquement au pouvoir!


Je suis venu ici car je pense que cette ville est potentiellement une des plus agréable au monde, et je reste convaincu qu’il suffirait de peu pour que ce potentiel se transforme en une réalité, mais il faut poser des gestes forts, ambitieux et prendre le risque du changement. A ce jour, je suis convaincu que Projet Montréal est le parti le plus apte à travailler en ce sens. Aussi, j’espère que les montréalais vont faire le choix de l’audace et de l’imagination, et oublier ce pragmatisme raisonnable sans issue qui condamnera la métropole à un déclin lent et irrémédiable.


Fred


Oct 29

De l’impossible usage du toponyme Champ des Possibles

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(Écrit par Roger Latour)

Entre le financement occulte des campagnes électorales et les mandarins de la fonction publique des citoyens essaient de partager l’espace étroit de la démocratie avec les élus.

Lundi soir dans le Mile End le Comité des Citoyens recevaient des candidats du Plateau Mont-Royal aux élections du 1er novembre. Un document présentant les projets des citoyens leur avait été remis la semaine précédente et ils tous étaient invités à se positionner sur les différents enjeux du quartier lors d’un débat public.

Les citoyens sont aujourd’hui des promoteurs d’idées et de projets. Ils cherchent le meilleur consortium pour les réaliser.

Comme bien d’autres je m’intéresse à l’avenir du Champ des Possibles, un terrain vague que certains imaginatifs lucides considèrent comme un espace vert. Je ne sais pas exactement d’où vient ce nom et ce n’est pas le plus important: il convient très bien et je l’utilise. Autant par respect pour un consensus que par la nécessité d’utiliser un toponyme commun. Nous sommes maintenant nombreux à l’avoir adopté. Et ce “nombreux” ce sont des citoyens, occupés à penser, sérieusement me semble-t-il, dans le détail tout un champ de possibilités et d’innovations pour un terrain vague et ses alentours. Le sous-comité du Champ des Possibles a rédigé un document réfléchi et parfaitement recevable qui présente des idées pour l’avenir de cet espace vert. C’est un cahier de charge en fait. Qu’en adviendra-t-il?

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L’administration actuelle semble incapable d’utiliser correctement ce vocable qui est à vrai dire autant un titre de travail que le nom d’un projet. C’est aussi virtuellement un nouveau toponyme qui a la pire tare de naissance: le sceau de la démocratie… je crois comprendre les hésitations de la mairie… Quoiqu’il en soit ce projet est certainement au moins aussi valable que tout autre. Malgré cela, dites-moi: à quel autre projet légitimement présenté la ville imposerait-elle ainsi un changement de titre? Le “Parc des Possibles”…d’où ça sort ce nom? Parle-t-on de la même chose?


M. Labrecque reconnaît par ailleurs l’importance de l’enjeu du champ en y tenant une conférence de presse présentant son équipe et lançant sa plate-forme électorale. Je cherche encore à comprendre comment et pourquoi il n’a pas pensé bon d’inviter les membres du Comité des Citoyens. Une attitude d’un homme qui a tout compris me semble-t-il… et qui s’amuse fort sérieusement de son point de vue privilégié et responsable… Les citoyens, eux, habituellement tenus dans l’ignorance des aspects trop compliqués pour leur compréhension, ne semblent pas non plus des promoteurs légitimes qui méritent d’être respectés et informés.

Légitimité pour légitimité: nous sommes, quant à nous, redevable à notre irresponsable “imagination” (créatif devoir?) (créative vision?) et ce serait tout un défaut. Mais, voyez-vous, c’est que dernièrement nous avons eu l’occasion de voir un peu trop précisément de qui les administrations municipales sont redevables dans la réalité… À vous politiciens de choisir votre camp! Qui voulez-vous représenter?

Comment peut-on qualifier Champ des Possibles de “parc”, en donnant l’exemple du parc Saint-Michel à chaque fois, sans laisser entendre que le Comité des Citoyens veut s’amuser? Ça fait pas mal d’enfants…qui s’amusent longtemps… y compris le jour des élections… un “parc” ne fera pas leur affaire.

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Que penser de qui que ce soit, même d’un politicien, qui hésite à utiliser ce toponyme et le change (et se permet de le changer) avec légèreté (sans considération aucune)? Cela suffit-il à transformer le Champ des Possibles en “parc”? Le sceau de l’Empereur est-il déjà apposé, les plans de la caste des Mandarins de la fonction publique sont-ils définitifs? Et les citoyens, cette quantité négligée…et illettrée…que faut-il en faire?

Je me rend compte que lundi soir une seule question a été oubliée: pourquoi avez-vous tant de difficulté à utiliser l’expression convenue, le toponyme choisi: le Champ des Possibles…

Une haute-voltige de la raison qui sait tout? Une curieuse désinvolture bon-enfant? Un rappel à la responsabilité? Un lapsus d’une tête occupée à des choses sérieuses? Un aveu de défaite? La peur d’ouvrir cette effrayante porte: la volonté des citoyens…

M. Labrecque n’a-t-il pas fait preuve d’arrogance en déclinant une série de noms variables pour notre champ? L’appellant tantôt parc de ceci ou cela, ou champ du temps perdu. Veut-il nous montrer que ce n’est qu’un jeu d’enfant d’inventer des noms, qu’il peut lui aussi jouer de son imagination? Veut-il faire ainsi la leçon à tout le monde: “Il est facile d’inventer des noms de lieux les enfants, mais le vrai travail responsable, laissez-ça aux grands…” Une pareille attitude fait penser que M. Labrecque n’a pas lu notre document. Les mandarins s’en chargeront…

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Notre Champ des Possibles n’est pas un carré de sable et nous ne sommes plus à l’école…

Envoyez ainsi paître les citoyens du Mile End est assez vache. Et les vaches, comme les éléphants…


Oct 28

Candidates debate, in the Mile-End

So Mile-End had its own little candidates debate the other night (Oct. 26th) at Sport Benfica (St-Urbain and Bernard). All of the major parties were present, with their mayoral candidates for the borough as well as their candidates for borough and city councillors.

Those present (by party, in alphabetical order):

Projet Montréal

Luc Ferrandez (Mayoral candidate for borough)

Alex Norris (candidate for city councillor)

Richard Ryan (candidate for borough councillor)

Union Montréal

Michel Labrecque (Mayoral candidate for borough)

Robert Pilon (candidate for city councillor)

Eleni Fakotakis-Kolaitis (candidate for borough councillor)

Vision Montréal

Guillaume Vaillancourt (Mayoral candidate for borough)

Pierre Marquis (candidate for city councillor)

Michel Pauzé (candidate for borough councillor)

We attempted to record the entire evening, but due to technical difficulties it didn’t work out (sorry!). Regardless, I thought I would post some general thoughts in the meantime. These are just my personal opinions about the candidates and their responses. I am sure others would have a different take.

1.

It seemed to me that Projet Montréal had the strongest team on the stage. Alex Norris seemed a little nervous at the start, but it seemed to me he knew what he was talking about, and he knows Mile-End. Richard Ryan is always good at communicating his thoughts (which I know from his facilitation of the café citoyens last year), and he knows Mile-End as well as anybody you’ll meet. My biggest question has always been Luc Ferrandez, but I found that he has slowed his speaking a little, and reined in his energy somewhat (maybe he’s exhausted from a long campaign!)…all of which made his responses easier for me to follow. All the candidates with Projet Montréal seem capable, honest and well-informed.

Guillaume Vaillancourt (Vision Montréal) is really quite good at responding to questions. His answers are succinct, he is consistent, he speaks clearly, and he communicates well. But the team he had with him did not inspire confidence (for me). Michel Pauzé only spoke twice the whole evening, and Pierre Marquis was a tad bit too eccentric for me (although Vaillancourt referred to him as a social-housing ‘expert’ so perhaps he just presented himself poorly). So, for me the only person to really successful get himself across with Vision Montréal is Guillaume Vaillancourt.

Then there is Union Montréal, the current ruling party. Michel Labrecque came across as the most polished politician (of the evening), but once again he tends to come across as quite condescending. His CV is clearly impressive, and I am sure he inspires confidence for those looking for a reliable, ‘grown-up’ sort of politician. For those hoping to elect a politician who understands the importance of working with citizens, and actually values their knowledge, you’ll unfortunately have to look elsewhere. Robert Pilon seemed capable and straightforward. He did a good job. But, Eleni Fakotakis-Kolaitis is clearly not the best person for the job.

That’s for the team score. And I know some people don’t care about the “teams”; they are thinking only about each candidate individually. I can understand doing that, but I do think it is interesting to look at the sorts of people a party attracts and chooses to put forward as candidates. On this measure, I would have to say Projet Montréal put together the best over all team, when compared with the others.

2.

Probably one of the biggest questions the citizens committee — and the working groups, or subcommittees — had going into the night was a desire to know which party was the most open to working collaboratively with citizens.

Michel Labrecque stated clearly that a Union Montréal government will function as they have always functioned. That is, the city and the borough have their roles and expertise, and while citizens would be consulted they certainly won’t be working with the professionals. He hinted that the complexities were beyond us, and that as for the Champ des possibles the file would be handed over to the public servants who would come up with a different design, and we would be consulted sometime down the road. In other words, Union Montréal is not interested in running a participatory, open borough government.

Projet Montréal provided a response that indicated they wanted to work with citizens to run the next borough government, but they didn’t give any clear indication of how. I don’t doubt their sincerity (having spoken to the candidates on a number of occasions), but a little bit of detail would have been nice.

Vision Montréal answered the question of how to work with the citizens the best: they said simply and consistently that they would create a structure (in the form of monthly meetings, for example) where the citizens, the public servants and the politicians would come together to try and reach consensus. This is more or less what most of the citizen groups are looking for, so I think Vaillancourt did well in his responses.

3.

There were a good amount of people present (a little over a hundred?), but it could have been better. I think what Mile-End needs at this point is a “space” where all citizens can come together to learn, debate, discuss and continually improve their community…and otherwise just enjoy the company of their neighbours. I hope the Citizen Committee will take this task on, but if they don’t someone else should. And, whoever does so will need to be a little more open and flexible in how they treat the use of English at these sorts of get-togethers.

4.

I think the municipal elections, and the races in our district, are too close to call. Or rather, I should say there are so many confounding variables that picking a winner is a daunting task.

Having followed the whole crazy affair since before the election season even began, it has become pretty clear to me that they only party I can vote for is Projet Montréal.

They are the only party that really put together a platform that seemed the least bit rigorous, and more than that, the only platform that indicates they “get” what is happening in terms of global transformations in cities, economies, and knowledge-based societies.

They don’t have all the answers, and they’ll need to get up to speed on how to manage a municipal government — but given the people they have assembled for our district I am sure they’ll figure it out. And, I am sure they’ll look to the citizenry to help them refine their answers to many of the more complex issues.

As I mentioned above, Guillaume Vaillancourt’s responses impressed me, but his party doesn’t and after the debate I can safely say his team in Mile-End does not impress me either.

Michel Labrecque is clearly competent, but I can’t vote for a person who so clearly needs to keep the power behind closed doors. In the age of digital participation, powered by inspiring examples of openness and transparency from around the globe, I find it more than disappointing to see that he intends to run the borough with such an outdated mode of governance, if elected. I say “more than disappointing” because I find it difficult to reconcile the fact that we are one of Canada’s most innovative, artistic and cultural centers and yet the best he can come up with is such an old-time approach to politics and governance. Makes me question his capacity to respond to the needs of the Plateau, to be honest.

That being said, there is so much to do in our neighbourhood. So much potential, and so many inspiring neighbours to work with, so many great ideas to put into action right here…that I can honestly say that no matter who wins, we’ll be there afterwards, pushing for the change that we’d like to see happen here.

We’ll work with whoever is at city hall. We’ll work with anyone who wants to improve the quality of life in Mile-End, no matter their language of choice, their background, their culture or their religion.

I think that goes hand in hand with the age of digital participation, in fact … this sense that if we want change, we’ll need to do it ourselves. And that’s okay, because we have the tools, we have the networks, and we have the capacity to figure out ways to convince even the most stubborn to come over to our side!

It’d be nice to have some politicians in power who knew what they were doing for once…and who were on our side from the outset…

But if we can’t have that, we’ll still find a way.

So be prepared you politicians, because once you win we’re gonna come a knockin’…

markefrank


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